En guise d’avertissement, il est précisé que cet ouvrage n’est pas un témoignage, mais un travail de professionnel qui repose sur les très riches archives de la ville et de la presse locale (notamment de La République du Centre). Il donne ainsi à voir la réalité et les contraintes de l’action municipale, à laquelle il a contribué, quelle qu’en soit l’orientation politique.
Dans son avant-propos, il écrit :  "S’il est un sujet qui a changé Orléans, c’est bien le tramway", écrit Antoine Prost.

 

Antoine Prost déc 2025

"Voici un livre hybride : un témoignage écrit par un historien. J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe qui, conduite par Jean-Pierre Sueur, eut la responsabilité d’Orléans, de 1989 à 2001. Le nous du titre souligne cette dimension collective."

Après toutes ces précautions d’usage, et afin d’étayer son propos, il a fait plusieurs chapitres consacrés aux changements opérés à Orléans durant cette période : la médiathèque, l’avenue Jean-Zay, la rue de la République piétonne, les jardins de Saint-Marceau, la rénovation de l’Argonne ; au fait de donner un cœur à La Source, au centre-ville (halles Châtelet, l’îlot Dessaux, la Charpenterie), au zénith (au péril des inondations), au tramway (inauguré le 20 novembre 2000 par Lionel Jospin alors Premier ministre), au pont de l’Europe. Ainsi, Antoine Prost remet en perspective les motivations qui ont lancé ces grands projets structurants et leur mise en œuvre.

"Sans sectarisme, sans forfanterie"

Le mot de la fin revient à Jean-Pierre Sueur dans une postface au titre évocateur Les villes sont des êtres humains. D’emblée, il indique : "On aurait pu craindre que ce livre tourne au dithyrambe ou à l’autosatisfaction. Mais c’eut été méconnaître la rigueur et l’objectivité dont cet historien (Antoine Prost) a toujours fait preuve et qui sont sa marque de fabrique… On y verra sans doute une défense et illustration de notre action - c’était naturel - mais sans excès, sans sectarisme et sans forfanterie."

Fort de tous ces avertissements, les lecteurs auront donc les cartes en main pour se faire leur opinion sur cette vision. Et, en tout cas, remonter le fil contemporain des évolutions orléanaises. Des évolutions qui ont continué après 2001. Par Alexis Marie