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Revue de Presse
Roger BARRETTE au micro d'Albert Salon

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BARRETTE Roger
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Livres hebdo cite : De Gaulle et la révolution tranquille : Vive le Québec libre !

De Gaulle et la révolution tranquille : Vive le Québec libre ! Roger Barrette: préface d'Alain Hartog

Cinquante ans après le voyage du général de Gaulle à Montréal, l'auteur se replonge de l'atmosphère et le contexte de son discours controversé.


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BARRETTE Roger
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Superbe histoire à lire et à apprendre !
Je pensais connaitre l’affaire de Vive le Québec et bien non, superbe histoire à lire et à apprendre.
Henri Fouquereau, Forum pour la France

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BARRETTE Roger
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Yves BODARD : Christian Joubert, un scandale d’Etat ; quatre ans plus tard, je n’oublie pas !
 

 

Christian Joubert est décédé lundi 18 août 2014 des suites d’une longue maladie. Il y a 34 ans, Christian Joubert était le premier otage au Liban: l’otage oublié de la république.

Par Yves Bodard

Le 15 février 1984 alors qu’il sort de l’ambassade de France au Liban en pleine guerre civile, l’Orléanais Christian Joubert, ingénieur dans le secteur du bâtiment est poussé dans une voiture par deux éléments armés. Sa disparition passe inaperçue. Ses proches se mobilisent. Enlevé par le Hezbollah, «les fous de Dieu», Christian va vivre l’enfer pendant 62 jours dans des conditions de captivité inhumaine: « Bâillonné, j’avais les pieds et les mains liés, je dormais à même le sol sur une paillasses et on me nourrissait avec du foie crû » me confie t’il lors notre première rencontre.
« Je portais un bandeau sur les yeux et on me réveillait le matin en manipulant un pistolet automatique tout près des oreilles : Clic clac ». Pour compter les jours et se repérer, Christian Joubert compte les prières de ses ravisseurs. « Ils en faisaient 5 par jour » se souvient-il.

Il est libéré le 15 avril 1984 et rapatrié dans l’anonymat et l’indifférence par Europe assistance. L’ambassade de France lui demande de ne pas ébruiter l’affaire. Ce patriote, membre du RPR, inconditionnel du général De Gaulle obéit. Souffrant du syndrome des captifs et de problèmes de santé très invalidants, il ne retrouve pas son emploi. Brisé, Christian Joubert est reconnu inapte au travail et perçoit une pension d’invalidité.

Je me lie d’amitié avec le bonhomme et je décide de raconter son histoire dans mon bouquin « Vies cabossées et miettes d’espoir » pour le sortir de son anonymat et lui rendre sa dignité.

Aujourd’hui encore, la pilule ne passe pas et je continue d’accuser l’Etat français d’avoir « oublié » Christian Joubert et à tous les ministres qui m’ont écris, de finir de broyer la dignité de cet homme. J’ai fait des recherches et des journalistes savent ! Gilles Delafon ancien journaliste, installé pendant trois ans à Beyrouth et qui était il y a quelque temps sur la matinale de Canal+ rencontre Christian Joubert et lui consacre un chapitre dans son livre primé en 1988 : « Beyrouth, le soldats de l’Islam ». Il ne répond pas à mes sollicitations. Je continue mes recherches avec mes petits moyens et je découvre deux nouveaux livres qui évoquent l’otage Christian Joubert : « Le Liban entre la guerre et l’oubli » de Paul Blanc. Selon lui, Christian Joubert aurait été « un essai d’otage » et un an plus tard L’Etat français n’ayant pas appliqué le principe de précaution, ce sont les otages médiatisés, Carton, Fontaine, Kauffman qui ont payé le prix de l’oubli.

Il y  aussi cet autre livre de Thomas Gordon « Les armes secrètes de la CIA » qui évoque en quelques lignes la détention dans des conditions inhumaines de Christian Joubert livré à un médecin tortionnaire qui applique des techniques de déshumanisation sur les otages,le docteur AL-Aboub.Il reprend des techniques utilisées par les nazis dans les camps de concentration.J’en frémis de peur et de honte !

Je comprends pourquoi Christian n’a jamais pu se remettre de sa captivité et j’ai honte de la France qui ne l’a pas accompagné pour se réadapter. J’ai en mains le premier avis médical à sa sortie de captivité, la preuve aussi (conférence de presse) qu’à sa libération, il a été remis à l’Ambassade de France et aussi ce courrier, qui a été envoyé 10 jours après son retour en France par le chef de l’Etat, François Mitterrand, qui assure à la famille que toutes les recherches sont activés pour retrouver et libérer Christian Joubert alors que celui-ci a été rapatrié par Europe Ambulance 10 jours plus tôt. Comment se fait il que le président de la république française n’ait pas été informé par l’Ambassade de France de cette libération alors que l’otage américain en captivité avec Christian Joubert est pris en charge par les Etats-Unis ? Qui pour rechercher la vérité car ça pue le scandale d’Etat ?
Un petit travailleur social de rien du tout, sans réseau avec sa seule indignation en bandoulière ! Je suis dégoûté de cette indifférence des médias et de nos élus !!! Christian a fini sa vie avec une retraite de misère.

Vous avez  dit « OUBLI »,vous avez dit « Justice-Fraternité-Egalité », y’a même plus d’ordre dans nos valeurs. 

Yves Bodard


VIES CABOSSÉES ET MIETTES D'ESPOIR, Yves BODARD VIES CABOSSÉES ET MIETTES D'ESPOIR, Yves BODARD
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BODARD Yves
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La Rep du Centre : Dreyfus Citoyen

Préface de Philippe Oriol.

L'affaire Dreyfus a fait couler beaucoup d'encre, de Zola à nos jours. En prenant pour angle les huit années de la vie d'Alfred Dreyfus, de sa réhabilitation à la Grande guerre, Georges Joumas, passionné par la IIIe République, apporte un nouvel éclairage captivant sur un personnage sur lequel il y avait encore à écrire !(*) Alfred Dreyfus citoyen. De la réhabilitation à la Grande Guerre. Éditions Regain de lecture. Par Georges Joumas.


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JOUMAS Georges
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Ouest France : Alain Kerhervé, sa passion pour de Gaulle

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KERHERVE Alain
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Le Télégramme : Conférence d'Alain Kerhervé le 8 juin 2018 à Quimperlé

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Georges JOUMAS sur RCF Orléans au micro de Sophie Deschamps

 


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JOUMAS Georges
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sur magcentre.fr, Alfred Dreyfus: le retour

S’il est parfois des livres courts qui vous en apprennent plus que des “pavés” d’histoire, c’est bien le cas de ce “Dreyfus citoyen” présenté par son auteur, Georges Joumas, ce jeudi soir à la librairie des Temps Modernes à Orléans. Car ce” Dreyfus citoyen” nous décrit le Dreyfus de l’après Affaire, de son retour en 1906 de l’Ile du Diable où il vient de passer six ans dans les pires conditions à la déclaration de guerre d’aout 1914 pour laquelle il se réengage comme officier malgré son age (55 ans) et son amitié avec le pacifiste Jaurès que l’on vient d’assassiner.

Car les livres d’histoire nous laissent croire que l’Affaire se termine avec la grâce obtenue par l’accusé le plus célèbre de l’histoire de France et sa réintégration dans l’armée comme officier dans son grade d’origine, il y a pourtant un oubli de taille dans la loi de réhabilitation de Dreyfus qui ne prend pas en compte ses douze années passées en détention, brisant sa carrière d’officier. Ses démarches au plus haut niveau, y compris auprès de Clémenceau, pourtant dreyfusard de la première heure, ne lui permettront pas d’obtenir complète réparation et le conduiront à la démission de l’armée en 1907.

Le transfert des cendres de Zolan au Panthéon

Redevenu simple citoyen, Dreyfus n’échappera pas non plus à l’antisémitisme à son égard d’une droite d’autant plus virulente qu’elle ne veut pas s’avouer vaincue dans cette affaire, avec les agressions à répétition notamment des Camelots du Roi diligentés par l’action Française de Maurras, jusqu’à cette tentative d’assassinat au revolver dans le cortège même du transfert des cendres de son ami Zola au Panthéon, tentative dont l’auteur sera acquitté dans une parodie de procès d’assises. Il y a aussi ce reproche récurrent de Clémenceau ou de Péguy, jusqu’au-boutistes de la cause, qui soulignent le manque de courage de Dreyfus qui accepta la grâce plutôt que d’exiger un incertain troisième Conseil de Guerre, confortant ainsi l’image insidieuse du juif soumis.

Des conférence à la Ligue des Droits de l’Homme

Et pourtant, l’officier de réserve Alfred Dreyfus retrouve le cercle des amis qui l’ont soutenu, notamment en fréquentant le salon de  la “marquise rouge” (Marie Arconati-Visconti) avec laquelle il entretiendra une longue correspondance et qui tous les jeudis réunit de nombreuses personnalités politiques progressistes et anticléricales. Il milite à la Ligue des Droits de l’Homme pour laquelle il prononce des conférences pour défendre un syndicalisme nécessaire au progrès social et sa correspondance révèle aussi une lucidité toute militaire quant au colonialisme français au Maroc.

S’il s’apparente ainsi plutôt à une gauche modérée, Alfred Dreyfus n’hésite pas à prendre parti publiquement notamment en signant des pétitions pour défendre le doit syndical et dénoncer une répression souvent féroce des grévistes, y compris quand il s’agit de procès m’étant en cause l’armée

C’est ainsi toute une société qui est dévoilée par le livre de Georges Doumas, juste avant qu’elle ne bascule dans la tragédie de la guerre, mais dont beaucoup d’aspects politiques réapparaitront finalement assez peu modifiés à l’issue ce qui devait être “la der des der”… Alfred Dreyfus cessera alors toute activité publique disparaissant dans l’anonymat de l’entre deux guerres.

Gérard Poitou


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JOUMAS Georges
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Jean-Pierre SUEUR : « Alfred Dreyfus citoyen », une nouvelle réhabilitation par Georges Joumas

On le sait : nombre de dreyfusards ont considéré qu’Alfred Dreyfus, après sa réhabilitation, fut un personnage assez « falot » qui n’était pas « à la hauteur de son rôle. » C’est ce qu’ont pensé, et écrit, Georges Clémenceau, Charles Péguy, Anatole France… et bien d’autres, jusqu’à Léon Blum.

Le dessein du livre que vient de publier Georges Joumas, Alfred Dreyfus citoyen, aux éditions « Regain de lecture » est précisément de battre en brèche ces idées toutes faites en s’appuyant sur une documentation et des lettres qui étaient – et pour cause – ignorées de ceux que je viens de citer.

Alors que, suite à la décision de la Cour de cassation et aux votes des deux assemblées au Parlement, Alfred Dreyfus est enfin réhabilité en 1906, une nouvelle injustice apparaît, puisque les années 1894-1906 ne sont pas comptabilisées dans son ancienneté au sein de l’armée. Lui, polytechnicien, se trouve « traité comme un officier médiocre qui s’est laissé distancer par tous ses camarades de promotion », comme l’écrit Laurent Greislamer, cité par Georges Joumas.

Profondément blessé, Dreyfus demande à prendre sa retraite. Il écrit à la marquise Arnocati-Visconti (les nombreuses lettres, inédites jusqu’à très récemment, qu’il lui adresse sont essentielles pour le comprendre) : « La mesure qui devait être prise à mon égard est une mesure de justice et d’équité, je ne saurais en faire une question dépendante de la volonté aléatoire d’un ministre problématique. »

Revenu à la vie civile, on pourrait croire qu’Alfred Dreyfus jouirait enfin d’une certaine tranquillité. Il n’en est rien. Les attaques antisémites à son égard sont quotidiennes dans la presse « nationaliste ». Il est « le traître réhabilité. » Il reçoit des lettres de menaces et d’injures. Des agresseurs tentent de lui arracher sa Légion d’Honneur. Et lorsqu’il est décidé de transférer les centres d’Émile Zola – qui aura tant défendu Dreyfus – au Panthéon, l’Action française se déchaîne. Charles Maurras, nous dit Georges Joumas, s’en prend à « l’État-Dreyfus qui détruit tout » et déclare que les restes de Zola vont « souiller […] la crypte du Panthéon. » Le cercueil de Zola est transporté rue Soufflot sous les huées. Et c’est devant le Panthéon, au cours de la cérémonie, qu’on découvre qu’un projet d’assassinat a été ourdi contre Alfred Dreyfus. Deux balles sont tirées. Dreyfus en réchappe de peu. L’auteur des coups de feu, qui collabore à La France juive illustrée, Louis Gregori, se retrouve devant la justice. Le jury l’acquitte… et il sort du tribunal sous les cris  de « A bas Dreyfus ! » et « Mort aux juifs. » Inlassablement, Alfred Dreyfus poursuivra sa bataille judiciaire et le combat contre une partie de la presse qui l’attaque sans relâche.

Il se tournera aussi vers l’action sociale, défendant la nécessité du syndicalisme, par des articles et des conférences, soutenant les salariés et les syndicats lors des grandes grèves de 1908 à 1910 et apportant son soutien à Jean Jaurès. Il s’engage dans l’affaire Ferrer, dans l’affaire Durand, comme dans l’affaire Aernoult-Rousset. Il combat les injustices – lui qui fut victime d’une injustice dont il vit encore chaque jour les séquelles. Il adhère à la Ligue des Droits de l’Homme dont il partage les combats.

Dans ces conditions, les accusations de Péguy dans Notre Jeunesse« Investi héros malgré lui, investi victime malgré lui, investi martyr malgré lui, il fut indigne de cette triple investiture » – apparaissent totalement injustifiées. Et Georges Joumas a raison de citer Géraldi Leroy qui a écrit que la « totale abstention de Péguy vis-à-vis des grandes manifestations ouvrières telles qu’elles furent gérées par Clémenceau » fut « stupéfiante. » Et il ajoute : « Péguy ne fit aucune allusion au comportement archaïque qui avait envoyé Ferrer à la mort ; en faveur de Rousset […], Péguy n’a pas bougé ; même silence sur l’affaire Durand. »

Dreyfus s’engage aussi sur le terrain politique. Il défend la cause laïque, la représentation proportionnelle. Il s’oppose à la politique française au Maroc. Il marque son soutien constant à Émile Combes et à Jean Jaurès – même si, comme Péguy, il regrette les concessions que ce dernier fait à Gustave Hervé pour préserver l’unité des socialistes. Comme l’avait fait Jaurès dans l’Armée nouvelle, Dreyfus présente des positions réformatrices et novatrices – malheureusement sans suite – pour l’armée, qu’il rejoindra à 55 ans pour « faire son devoir » au cours de la Première Guerre mondiale.

Au total, il faut remercier Georges Joumas pour avoir à nouveau « réhabilité » Dreyfus, alors que des images fallacieuses s’étaient inscrites dans les esprits. Son œuvre d’historien était à cet égard, non seulement utile, mais de surcroît nécessaire.

Jean-Pierre Sueur

Alfred Dreyfus citoyen, éditions Regains de lecture, 18 €


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JOUMAS Georges
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Le 24 mai 2018, Georges JOUMAS sur RCF
 
RCF Loiret/ Sophie Deschamps invite Georges JOUMAS à un entretien en direct dans l’émission « L’antenne est à vous » à 12h.

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Journal de 9h sur France Bleu Orléans : Laurène LOMBARDO

 


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Le Télégramme : Conférence d'Alain Kerhervé le 8 juin 2018 à Quimperlé

AK le télégramme


Conférence d'Alain Kerhervé le 8 juin 2019

Telegramme

Alain Kerhervé, conseiller municipal de Quimperlé, et Gilbert Trompas, directeur des éditions « Regain de lecture », proposent une conférence le vendredi 8 juin sur le thème de « La politique sociale de Charles De Gaulle ». Gaulliste militant depuis 1967, Alain Kerhervé avait publié en 2015 « Une révolution en héritage » aux éditions Corsaire. Il y mettait en avant la politique sociale de Charles De Gaulle, « une oeuvre inachevée » qui, pour l'auteur, comptait trois axes forts : la participation des citoyens à la vie de la nation ; celle des « corps constituants » (syndicats, associations, patronats) à travers la réforme du Sénat et de la décentralisation et, enfin, la participation du salarié dans l'entreprise.
Conférence le 8 juin 2018 à, 20 h, salle Ellé, Espace Benoîte-Groult, à Quimperlé. Entrée libre.

 

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KERHERVE Alain
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La Rép : Le coup de gueule d'Yves Bodard, travailleur social orléanais, face au plan Borloo

 

Yves Bodard

Yves Bodard, travailleur social orléanais ayant exercé 21 ans à La Source et 10 ans dans le quartier de l'Argonne, oppose aux propositions du plan  banlieue de Jean-Louis Borloo celles qu'il défend depuis 2013

Yves Bodard, ancien éducateur spécialisé et toujours travailleur social à Orléans, n'a pas lu dans le détail les 164 pages du rapport de Jean-Louis Borloo, les intitulés des dix-neuf programmes de son rapport  - "Vivre ensemble, vivre en grand la République. Pour une réconciliation nationale" - lui ont suffi. " Il n'y a rien de nouveau" pour lui.

Agacé, l'Orléanais écrit sur sa page Facebook : "Borloo fait 14 propositions en toc pour les banlieues. Voici les 19 propositions en béton que j'avais portées en 2013 et que j'avais développées dans mon petit manifeste Ose ! (publié chez Corsaire éditions)". Une erreur de chiffres due à la colère sans doute puisque le rapport Borloo compte 19 propositions et le manifeste d'Yves Bodard, écrit dans le cadre de la campagne des municipales de 2014, en contient 18. Un détail.

Travailleur social et écrivain, il sort un ouvrage intitulé « Ose », aujourd’hui en librairie

Méthode

L'Orléanais se base sur son expérience et les nombreux contacts qu'il a noués et conservés, en particulier dans les quartiers de l'Argonne et de La Source. Ou encore des maraudes du jeudi qu'il continue d'assurer. Et pour lui, la solution aux difficultés ne peut pas venir d'un modèle unique dicté depuis Paris parce qu'"il n'y a pas une mais des banlieues". Les problème rencontrés au Havre ou à Lyon ne sont probablement pas les mêmes que ceux vécus à Orléans. " Il faut partir du local", est persuadé Yves Bodard.

Rénover le bâti

Le programme 1 de l'ancien ministre et maire Valenciennes, " La qualité urbaine pour tous " n'a rien de révolutionnaire pour Yves Bodard. Au contraire. " Qui peut être contre la rénovation des logements sociaux, des écoles ?" interroge-t-il. Soulignant que de tels chantiers devraient être menés dès que le bâti se dégrade, un entretien comme en assurent les propriétaires de leur logement. L'Orléanais aimerait d'ailleurs que les locataires d'habitats sociaux depuis 10, 15 ans ou plus puissent en devenir propriétaire. Sur le modèle d'une voiture acquise en location avec option d'achat.

Correspondants de nuit

C'est une proposition que pourrait soutenir Yves Bodard, qui a déjà vu se développer ce dispositif à Orléans. Mais à une condition, celle que les habitants du quartier s'engageant comme correspondants de nuit bénéficient d'une formation qui puissent les faire accéder à des emplois de travailleurs sociaux. Les banlieues ont besoin de travailleurs sociaux. Il faut rétablir l'éducation spécialisée selon Yves Bodard et lui donner le temps de produire des effets. "Il faudra au moins cinq ans", estime-t-il.

Citoyenneté

Yves Bodard veut inciter les habitants des quartiers à s'inscrire sur les listes électorales. Mais encore faut-ils que ceux-ci y trouvent un intérêt. Il propose que, dans les villes de plus de 100.000 habitants,  les quartiers de 15.000 à 20.000 habitants élisent leur "maire" au suffrage universel. Il cite le cas de La Source qui, en est-il persuadé, aurait pu désigner Michel Ricoud, dont l'action d'élu est reconnue sur ce territoire.

Ces propositions ne sont que quelques-unes de celles qu'Yves Bodard développe dans son manifeste qu'il enverra dans les jours prochains à Jean-Louis Borloo.

Philippe Abline

 

sur www.gregoiredetours.fr : Alfred Dreyfus en retraite après sa réhabilitation

  Alfred Dreyfus est bien promu commandant après sa réhabilitation mais ces années de bagne ne comptent pas dans sa carrière militaire. Quelques mois après le gouvernement Sarrien est remplacé par le gouvernement Clemenceau, toutefois Georges Clemenceau s’était opposé à la tactique suivie en 1899 par les avocats de Dreyfus aussi il ne fait rien pour faire intégrer les mois passés en détention dans le temps de service de notre personnage.  Aussi voyant qu’il n’obtiendrait pas gain de cause, en juin 1907 Alfred Dreyfus demande à partir en retraite.  En août 1914, âgé de plus de soixante-quatre-ans, il reprend du service à sa demande. Georges Joumas a cherché à reconstituer la vie de notre personnage entre 1906 et la déclaration de guerre. Il subit encore des violences verbales et physiques.  Il fréquente le salon de la marquise Arconati-Visconti aux idées avancées. Il se fait historien militaire en donnant des articles sur les guerres de la Révolution, celles de Napoléon Ier puis de Napoléon III et enfin sur celle de 1905 qui met au prise le Japon et la Russie. Il s’intéresse aux questions sociales, à la laïcité qu’il défend, à la politique étrangère de ces années-là (celle de son pays mais aussi aux équilibres dans les Balkans, craignant qu’il n’en sort une confrontation générale au niveau européen). Ces articles paraissent dans la Revue historique de Gabriel Monod, voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34349205q/date.r=.langFR#.  Georges Joumas a relevé également ce que Dreyfus a dit sur des leaders politiques comme Clemenceau (réflexions très intéresssantes), Aristide Briand ou Jaurès. Bien que le choix du titre ne l’annonce pas, on aurait aimé savoir qui il fréquente à cette époque dans sa famille.        

Adam Craponne 


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L'Univers Messacquien rend hommage à René VÉRARD, cofondateur de CORSAIRE

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